Critique de Darksiders [PS3]
Imaginez un peu le monde si l’un des cavaliers de l’apocalypse avait lancé l’assaut un poil trop tôt… Il se trouve que le cavalier, c’est vous, et vu que le monde entier, ou du moins ce qu’il en reste, vous en veut pour votre boulette, vous êtes bien motivé pour retrouver le responsable. Parce que vous avez beau être un vague machin semi-divin, c’est toujours dur de reconnaître qu’on a fait une connerie. C’est sur ce point de départ que débute l’action de Darksiders, la bombe vidéo-ludique qui tourne sur la PS3 en ce moment.
Tu vas crever, Régis !
Premier choc : de manière assez claire et unanime, on peut reconnaître qu’incarner l’un des cavaliers de l’apocalypse, ça en jette sur le CV, surtout quand votre lame hypertrophiée (qui s’appelle pudiquement “absorbeur de chaos”) fait 2 fois votre taille. Au moins, quand vous parlez, on vous écoute. Avec les armes secondaires, genre la faux (classique), le shuriken, et tous les combos qui vont avec, je vous prie de croire que les foules de monstres qui vous chargent, vous les voyez arriver en souriant. Sauf que l’action bête et méchante, vous avez laissé ça à Dante et Kratos.
Moi ce que j’aime, c’est les lutins verts.
Admettons que Guerre (oui, c’est votre petit nom… joli, hein ?) soit, au fond de lui, un amoureux de l’action RPG à la Zelda. Ça donne, au final, un mélange assez surprenant de scènes de boucheries (oui parce que là, y’a pas tellement d’autre mot) et de moment hypra-levellés, où vous avez du donjon sur 5 étages, des trésors, des cartes, des clés, du boss de fin et tout le tralala. Et en fait, la sauce prend super bien, tant le level-design et les phases d’aventures sont travaillées. Bref, grosse surprise de ce point de vue là, puisque ça permet, au final, d’avoir un jeu super varié, sans temps mort et sans (trop de) redondance.
Ceci étant dit, il vous est possible de revenir faire les anciens niveaux en long et en large si vous êtes (comme moi) un amoureux des trophées (ou juste du travail bien fait) et que vous cherchez la petite bête à chaque fois. Mais rien n’est forcé, vous pouvez aussi la jouer bourrin et foncer vers la sortie sans traverser 2 fois la même salle, c’est à vous de voir.
Pile, je te tue. Face, t’es mort.
Darksiders brille par son originalité, donc, et par ce mélange si bien dosé d’action brutale et d’aventure qui permet d’avancer dans l’histoire de manière variée et rythmée. Sans réinventer quoi que ce soit, on avance en terrain connu dans un titre à mi-chemin entre God Of War, Devil May Cry et Wind Waker, avec un jeu qui a su prendre la meilleure part de chaque titre. La variabilité du gameplay (notamment due à la variabilité de l’arsenal du petit Guerre) et la richesse des situations permettra de contenter tout le monde, du fou-furieux de la hache qui aime bourriner la touche “action” au gamer plus subtil qui aime jouer de la finesse et du combo. Personnellement, c’est ma GROSSE surprise de ce début d’année.